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L’appendice aurait un lien avec la longévité

Considérée comme inutile et dénuée de rôle, cette structure anatomique très présente chez les mammifères et d’autres espèces s’avère importante. Chez les êtres humains, l’inflammation de cet organe peut évoluer vers une inflammation de péritoine, d’où la nécessité d’une ablation.

L’appendice, c’est quoi ?

Anatomiquement, l’appendice se situe dans l’abdomen, plus exactement, il est append au côlon. Depuis au moins 80 millions d’années, cet organe est présent non seulement chez les humains, mais aussi chez de nombreux mammifères. Au cours de son évolution et son apparition, on constate que c’est une structure indépendante, c’est-à-dire qu’elle n’est en aucun cas corrélée avec l’environnement, la vie sociale et les régimes alimentaires. Et pendant toutes ces années, sa fonction exacte n’a jamais été révélée.

Suivant la théorie de Charles Darwin, l’appendice est une structure qui mesure quelques centimètres et qui est dépourvue d’utilité et des fonctions. Pourtant, il entraîne des dangers pour la santé humaine. La péritonite aiguë résultant de l’inflammation de l’appendice non traité peut conduire à la mort.

Des recherches sur la fonction de l’appendice

Depuis plusieurs années, la soif d’apprendre sur le rôle de l’appendice ne cesse d’inciter les chercheurs à travailler dessus. Selon une étude, l’appendicectomie précoce ou avant 20 ans est bénéfique. Cela protège contre la survenue d’inflammation chronique des organes à proximité tels que le côlon et le rectum. Ainsi, il évite la rectocolite hémorragique.

Les chercheurs de l’INSERM Éric Ogier et Michel Laurin du Muséum National de l’Histoire Naturelle ont fait des études sur les rôles de l’appendice. Ils ont analysé des données de 258 espèces dont 39 sont positifs aux appendices et 219 négatifs. Leurs études s’intéressent surtout dans la connaissance de la liaison entre appendice et longévité. D’après le résultat, ils ont remarqué une durée de vie plus longue chez les 39 espèces qui ont des appendices.

Leur hypothèse se pose sur la formation des sanctuaires bactériens. Ces sanctuaires abaissent la mortalité liée à la diarrhée infectieuse, cela accélère la recolonisation des espèces de bactéries indispensables de l’hôte. En plus de cela, la survenue de l’appendice dès leur jeune âge éduque le système immunitaire à s’adapter aux infections.

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